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« Tu m’as montré le chemin d’Ars, je te montrerai le chemin du Ciel. »  Version imprimable

le 08/11/2009

Ce début de mois de novembre est marqué par ces réalités que nous connaîtrons tous un jour. Les saints et les défunts nous ont précédés dans cette Vie à laquelle nous sommes tous appelés. Dans l’Evangile selon saint Jean, au chapitre 6, Jésus nous révèle la Volonté du Père : « Or, la volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que je ne perde aucuns de ceux qu’il m’a donnés, mais que je le ressuscite au dernier jour. ». Il continue aussitôt en disant : « Car la volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle. ».


Un peu plus loin, Jésus dira que « dans la maison de mon Père, beaucoup pourront trouver leur demeure. » (Jn 14, 2). Le Christ est parti en mourant et en ressuscitant. Il aurait pu tout bonnement partir en disparaissant. Mais ses souffrances, sa mort sur une croix, sa résurrection d’entre les morts et son ascension au Ciel sont autant de garanties pour notre adhésion totale à son message et à sa personne. Il a donc acquis toute crédibilité.
« Tu m’as montré le chemin d’Ars, je te montrerai le chemin du Ciel. » disait saint Jean-Marie Vianney au petit garçon qu’il avait rencontré avant d’arriver à Ars. Le Christ a été le premier à nous montrer le chemin du Ciel. Ce chemin, c’est le Christ lui-même : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » (Jn 14, 6).


Nous devons donc être convaincu que tous ceux qui nous ont quittés sont ceux dont parle Jésus et qui lui ont été confiés par le Père afin qu’il ne les perdent pas. Ils ont donc leur place réservée au Ciel. Mais la tache qui nous incombe consiste à les y introduire par nos prières. Ils ne peuvent plus rien pour eux-mêmes et nos suffrages peuvent les aider. A ce propos, quel cadeau pouvons-nous donner à nos frères défunts ? Visiter les cimetières, prier pour eux, permet de gagner une indulgence plénière pour telle âme du purgatoire et lui permettre d’aller au Ciel si nous remplissons les conditions habituelles du sacrement de réconciliation, de communion eucharistique, de profession de foi et de prière aux intentions du pape, et « l’esprit totalement détaché de l’attachement à tout péché ».


Mais le plus beau cadeau, c’est la Messe offerte pour le repos de l’âme de tel défunt. Le salut est déjà donné par la mort et la résurrection du Christ, mais l’actualisation de son Sacrifice lors de la Messe va ouvrir le cœur du défunt et l’éclairer d’une lumière toute nouvelle. S’il est au purgatoire, la Messe est puissance de libération. S’il est au Ciel, le Bon Dieu utilisera ce Don pour ceux de la terre qui en ont le plus besoin.


D’autre part, nous devons emprunter le chemin du Ciel en cherchant à imiter Jésus, comme l’ont fait les saints. En restant en communion avec lui, notre cœur deviendra humble et doux, miséricordieux et pur, assoiffé de justice, pacifique… Laisser agir l’Esprit Saint pour qu’il agisse dans notre coeur pour le bien de nos frères, correspond bien à ce que le disciple du Christ doit effectuer. Etre docile à l’action de Dieu dans votre vie : c’est ce que je vous souhaite à vous, chers amis et membres du « Chantier ». Que cette fête de la Toussaint soit célébrée chaque jour de notre vie par cette docilité et cette communion à Dieu !


P. Hervé Peyrelongue, LC