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La loi noble du labeur  Version imprimable

le 14/04/2019


Merci à celles et ceux qui ont généreusement mis en œuvre cette phrase de notre Hymne du "Chantier" et travaillé à la réussite de nos journées d'amitié, même au prix de fatigues importantes et de tensions. Cela n'a plus grand chose à voir avec le "faste" de nos Ventes de Charité aux Salons Hoche près de l'Étoile et les ressources financières que la Maison en retirait mais les regrets sont inutiles, l'œuvre a besoin de financements et tous "les petits ruisseaux" sont les bienvenus.

Mais pourquoi le fondateur tenait-il à faire figurer cette valeur dans "notre programme" ? (Hymne du "Chantier"). Parce que le Bon Dieu nous a pourvus de bras !
Ces bras qui nous permettent de travailler sont l'instrument de notre action. Dans la Bible, le peuple de Dieu est un peuple de travailleurs. Les serviteurs, soldats, vignerons, artisans, pêcheurs, laboureurs, … sont légion. Gare au fainéant ! Saint Paul n'ajoute-t-il pas "Celui qui ne veut pas travailler qu'il ne mange pas non plus." ? (2 Co)

Ces bras qui nous permettent de travailler sont l'instrument de notre dignité. Le travail est à la fois notre gagne-pain et nous permet d'accomplir l'œuvre de Dieu en étant associé à son œuvre créatrice. Il n'y a donc pas de sot métier même si certains sont plus valorisants ou rémunérateurs que d'autres. Il y a une erreur à éviter : confondre travail et salaire. Nous croyons un peu vite, à l'heure actuelle, que seul le travail rémunéré est un "vrai" travail.

Ces bras qui nous permettent de travailler sont l'instrument de notre liberté. C'est en travaillant, en mettant leurs dons, leur créativité, dynamisme, compétences au service de tous que les jeunes conquièrent leur indépendance. Par le travail, ils trouvent leurs marques, leur utilité et leur place au sein de la société.

Ces bras qui nous permettent de travailler sont l'expression de notre statut de serviteur, l'expression de notre charité. Nos bras, aussi costauds soient-ils, restent soumis aux élans de notre âme et notre cœur. Même si Jésus a pu "rabrouer" Marthe, ne s'est-il pas lui-même défini comme serviteur du plus petit ?

Bien sûr le travail peut être aliénant et renvoyer de nous une image négative lorsque nous sommes perpétuellement stressés, fatigués, crevés, négatifs, dévalorisés et critiqués par notre hiérarchie, démotivés face à notre travail et que nous passons notre semaine à répéter "j'suis crevé, j'ai pas l'temps…" !

Bien sûr le travail n'est pas la seule valeur importante de notre vie. Pour être épanouissant il doit s'inscrire dans un équilibre de vie et rester compatible avec les valeurs que nous défendons : la vie familiale, associative, spirituelle, … 

Mais laissons-lui de bon cœur toute sa place parce que travailler n'est pas une corvée. Dieu lui-même n'a-t-il pas travaillé six jours avant de se reposer (Genèse) et le Christ n'a-t-il pas passé la plus grande partie de sa vie à exercer son métier de charpentier ?

Oui, le travail est une bonne chose, Oui, donnons à nos enfants l'envie de travailler et de se donner à fond.

Emmanuel Marfoglia, Président du "Chantier"
Jean-Jacques Verniest, chargé de mission