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Le 11 novembre  Version imprimable

le 11/11/2018


Les commémorations de ce jour nous rappellent que la jeunesse d'une civilisation s'est un jour mobilisée dans l'espoir de stopper la barbarie. Il s'agissait d'en faire mémoire, de rejoindre l'histoire de notre pays, dépassant de loin la seule mémoire des uns et des autres.
 
À un moment ce besoin de se souvenir quitte le champ individuel de nos relations et évènements personnels pour intégrer le champ familial puis celui de la mémoire collective, constitutive d'un peuple, d'une nation.

Il s'agit donc de créer, d'organiser cette mémoire afin qu'elle vive et porte ses fruits, éclairant nos successeurs sur les erreurs du passé et permettant à nos enfants de mieux gérer leur quotidien et organiser leur avenir. 

La mémoire collective dans une société n'est ni infaillible ni exhaustive. On peut bien sûr, au nom d'intérêts personnels ou politiques, de plaies profondes divisant les populations …, choisir de taire des évènements, de faire mémoire sélectivement des épisodes et des personnes.
 
Le devoir de mémoire est confié à chacun de nous car il est, à mon sens, une démarche individuelle, conférant à chacun sa responsabilité face à l'Histoire. À la suite de tels évènements, lorsque nos mémoires individuelles rejoignent celles de nos pays, cela doit alors se manifester de façon commune pour maintenir présent le souvenir des souffrances subies dans le passé par les soldats et par la population, non pour un plaisir malsain, non pour s'accaparer la propriété du martyr et de la souffrance, non pour susciter un désir de vengeance mais pour en faire le terreau d'un avenir différent et, si possible, meilleur.

Cela s’appelle l’amitié franco-allemande, cela s’appelle l’Union européenne, cela s’appelle l’Organisation des Nations Unies, garantes d’un esprit de coopération pour défendre les biens communs d’un monde qui a tiré les leçons des échecs douloureux du passé.

"Que ce jour anniversaire soit donc celui où se renouvelle l’éternelle fidélité à nos morts ! Faisons, une fois de plus, ce serment des nations de placer la paix plus haut que tout, car nous en connaissons le prix, nous en savons le poids, nous en savons les exigences !

La France sait ce qu’elle doit à ses combattants et à tous les combattants venus du monde entier. Elle s’incline devant leur grandeur.
La France salue avec respect et gravité les morts des autres nations que, jadis, elle a combattues. Elle se tient à côté d’elles.

Que sur les tombes où ils reposent, fleurisse la certitude qu’un monde meilleur est possible si nous le voulons, si nous le décidons, si nous le construisons, si nous l’exigeons de toute notre âme.

Puisse ce rassemblement ne pas être seulement celui d’un jour. Cette fraternité nous invite, en effet, à mener ensemble le seul combat qui vaille : le combat de la paix, le combat d’un monde meilleur." (Extraits du discours du Président de la République sous l'Arc de triomphe, 11 Novembre 2018)

Emmanuel marfoglia, Président du "Chantier"
J-Jacques Verniest, chargé de mission