Bonnes très grandes vacances  Version imprimable

le 23/06/2019


Avis aux amateurs d'équations à six inconnues, de tableaux à dix-sept entrées, de problèmes impliquant des trains arrivant à la bonne heure mais le mauvais jour dans la gare qui ne convient à personne : les grandes vacances sont arrivées !

Avec ces fameux jours de fin juin où les présences scolaires sont aléatoires pour cause d'examens, de conseils, de livres rendus, … nous sommes à la veille de grandes, "très grandes" vacances pour ce collégien chéri (et autre), qui dans deux mois et demi regardera son stylo comme un extraterrestre découvre une fourchette. 80 jours qu'il va bien falloir "occuper" !

Selon une loi bien connue, ne rien faire coûte infiniment plus cher que faire quoi que ce soit. Inévitablement, au bout du deuxième jour qu'il tournera en rond dans la maison ou tentera de rejouer dans le salon la finale de la coupe du monde avec ses frères et sœurs, vous serez le premier à lui proposer une glace, un cinéma, un parc d'attractions, une séance de piscine… Vous avez remarqué je n'ai pas dit acheté un peu de calme en échange de … Evidemment, 80 jours à ce rythme, bonjour le porte-monnaie !

Selon une autre loi, non moins célèbre, les vacances idéales des parents correspondent rarement à la définition que s'en font les enfants, notamment en ce qui concerne les périodes de repos après le coucher du soleil et les accès aux outils numériques.

Imaginons qu'en parent impliqué vous ayez prévu un séjour un minimum éducatif pour votre rejeton, Vous savez : jeu, camping, marche, service, prière, soutien scolaire, les autres, …  Mieux vaut alors ne pas trop s'étendre sur le programme et se limiter au fait qu'avec les copains, tout est plus beau, plus fort ; il en reviendra content, soyez en sûr.

Autre loi désolante en matière de vacances, la concurrence est toujours déloyale. L'herbe est toujours plus verte chez le voisin (même si on découvre vite qu'en fait c'est du gazon artificiel). Il y en a bien qui, en 80 jours, ont fait le tour du monde, alors n'importe quelle invitation lui semblera plus attractive que l'idée de rester avec "ses vieux".

Allez, ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer ! Nos enfants sont tout simplement et heureusement ce que nous étions quelques années en arrière : impatients de vivre et de grandir.

Et s'ils s'ennuient, tant mieux. Profitons de l'été pour changer de rythme et apprendre ainsi à distinguer l'essentiel de l'urgent. Calmons le jeu, apprenons à nous retrouver nous-mêmes, apprenons à nous découvrir les uns les autres sous un jour nouveau. Une bonne partie de Monopoly, de Président, de… parents et enfants réunis, quelle belle chose ! Et si nous découvrions le luxe de nous parler, de nous parler vraiment, chose que nous osons rarement faire dans l'urgence et les soucis du quotidien. 

Et si vous preniez le temps d'entrer dans l'église du village, d'aller à la rencontre de la communauté chrétienne locale qui a toujours à cœur d'offrir de belles cérémonies, des rencontres. Entrez, prenez le temps de rester. Méditez, interrogez-vous, priez si vous voulez mais, le cœur apaisé, laissez faire, vous serez surpris !

Et si jamais, le 15 Août, des quatre coins de France et du monde, votre esprit et vos souvenirs vagabondaient vers Notre Dame d'Hermancia, alors Marie ouvrira son cœur et ses bras et continuera de protéger l'enfant du "Chantier". 

Emmanuel Marfoglia, Président du "Chantier"
Jean-Jacques Verniest, chargé de mission




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