Vous êtes ici : AccueilLe Blog

Pierre Fiquet  Version imprimable

par Nos peines, le 21/02/2016

Le 19 mai 1927 une bonne fée était passée par là et lui avait insufflé le don d'apprendre. Après une brillante scolarité, il obtenait son baccalauréat à une époque où il n'était pas dévalorisé, puis était reçu deuxième au concours général. Il était à la porte d'entrée des meilleures écoles et envisageait l'ENA ou Polytechnique.
Notre ami Raul Rabourdin l'entraina vers Alsthom où il s'initia aux professions de l'électricité et de la mécanique.
Avec Madeleine Develay, ma sœur, qu'il connaissait depuis longtemps, ils décidaient de s'unir ; il abandonnait donc l'idée de poursuivre ses études pour fonder une famille.
C'était l'époque de la naissance de l'informatique qui deviendra bientôt l'outil indispensable des entreprises et un passe-temps pour tous.
Il quittait Alsthom, entrait dans une société en pleine évolution et très vite participait au développement des nouvelles technologies. De la taille de monstres, les ordinateurs se réduisent progressivement pour atteindre celle que nous leur connaissons actuellement.
Après avoir exercé dans plusieurs entreprises, il finit comme expert.
Il a mis le pied à l'étrier de plusieurs jeunes du "Chantier", dont certains ont réussi une excellente carrière.
Tout jeune, au patronage, il se fait remarquer par son entrain. Au football il joue dans les buts. Colon, il connaitra tous les grades et deviendra un des premiers moniteurs diplômé de l'UFCV, structure dans laquelle il représentera le ''Chantier".
Il chante bien, fait partie de la chorale et assure quelques rôles dans les opérettes. Avec quelques amis (dont Jean Bourguignon qui nous a quittés depuis peu), il forme un petit groupe de chanteurs précurseur des ''Chorus Boys''.
Il succède à Maurice Girard à la direction de l'Harmonie en 1952, laquelle obtient le premier prix d'un concours des groupements musicaux, et Pierre est désigné comme ''meilleur chef". Il a parfois l'occasion de remplacer le chef de notre orchestre symphonique.
Ceux qui ont eu la chance de visiter en sa compagnie une église, un monument, un site ou une ville étaient stupéfaits par ses connaissances, en faisant le meilleur guide qui soit, relevant le moindre détail tant était grand son intérêt pour les ouvrages historiques ou géographiques qu'il consultait.
Si la bonne fée lui avait prodigué des dons, elle n'était pour rien dans son caractère. Intransigeant, ne supportant pas la contradiction, il aimait la polémique et le faisait savoir d'une voix de stentor, ce que n'appréciaient pas toujours ses compagnons de bridge.
Mais il était bon vivant, savait recevoir, et avait de fidèles amis car il avait bon cœur.
Il m'a beaucoup aidé lors de ma rééducation et, c'est très souvent que son bras m'a soutenu pour des promenades dans Paris.
Hémiplégique depuis 1998 et avec une jambe en moins, il a vécu son purgatoire sur cette terre et nous espérons, nous, sa famille, qu'il a maintenant retrouvé le bonheur.

Jean-Pierre Develay


               
       
       
       

Les dernières annonces

  • Pas d'information
       
       

Le Blog