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Famille Berlin  Version imprimable

par NOS PEINES, le 25/02/2014

Jacques Berlin, père, nous a quittés. Depuis quelques temps Jacques (fils) nous disait son souci de le voir décliner peu à peu. Il était entré au "Chantier" en 1928-29 en même temps que Robert Bourbal. À Hermancia, en 1930, il est dans l'équipe de Jean Finjan et est tambour.
Athlète de qualité il a collectionné les titres parmi lesquels celui de champion de Paris minimes en longueur avec 5.31 m en 1935 - champion de Paris juniors en longueur avec 6.33 m en 1937 - champion de Paris juniors et champion de France en longueur et sur le 300 m en 1938 - Il détenait également les records dans des épreuves aujourd'hui disparues comme le 150 m qu'il parcourait en 19" et en équipe au au 4 x 80 m. Louis Comte nous disait volontiers qu'il connaissait plus l'arrière de ses pointes que sa figure, n'arrivant jamais à courir plus vite que lui. Pour l'anecdote encore c'est Jean Finjan qui, le Jeudi, le prenait au 212 rue de Bercy où il habitait pour lui faire traverser le boulevard Diderot et l'amener au "Chantier".
Voici un extrait des paroles prononcées par le Père qui célébrait ses obsèques à Vermenton le 30 Janvier.
"....Chaque fois que l'Évangile est lu au cours d'une cérémonie, c'est le Christ lui-même qui nous parle, dans le présent de chacun de nous. Jésus lui-même nous répète l'appel que nous avons entendu : "Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous procurerai le repos" (Mt 11, 28). Il le répète à chacun de nous. Il le dit aujourd'hui particulièrement à Jacques au terme de sa longue existence : "Viens à moi !". (…)
(…) Au centre de la vie de notre frère Jacques Berlin et de ses enfants, il y a un nom, un lieu, une histoire bien présente : "Le Chantier". Toute l'existence de Jacques, depuis sa jeunesse jusqu'à ses dernières années, a été formée et conditionnée par son appartenance, sa participation et sa fidélité à l'œuvre parisienne du "Chantier" fondée par l'abbé Poivrel et continuée par son successeur Jean Labbé, que Jacques a bien connu.
Le "Chantier" en effet, ne concerne pas seulement l'enfance, l'adolescence, la formation si importante des premières années ; le "Chantier" concerne toute la vie car, comme le disait son fondateur, il ne s'agit pas d'un chantier de pierres, mais d'un "Chantier" des âmes". Apprendre à aimer Dieu, à le prier, à le servir dans les autres, particulièrement dans les jeunes, et témoigner de ce que l'on a appris, cela dure toute la vie. Le "Chantier" est une école de vie, d'entraide et de don de soi jusqu'à la fin, dans l'humilité, la simplicité et la joie de Dieu.
C'est la voie qu'a aimée Jacques, qu'il a rayonnée autour de lui, jusque dans sa retraite ici à Vermenton. Aujourd'hui, à la fin de son long pèlerinage semé de bonheurs et de peines, Jésus l'appelle : "Viens à moi, je te procurerai le repos". Avec foi en cette promesse nous accompagnons Jacques et demandons à Dieu de lui pardonner ses péchés et de le recevoir comme son fils qui a peiné sous le poids du fardeau et a mis sa confiance en la promesse de la vie éternelle.


               
       
       
       

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