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Adieu, Catherine  Version imprimable

par NOS PEINES, le 24/12/2013

Catherine Belli, une des amies les plus anciennes et les plus fidèles de notre œuvre, nous a quittés la veille de ses 97 ans.
Ses cousins Henri et Jean fréquentèrent le "Chantier" dès 1913 et sa première colonie de vacances d'Hermancia en 1915. Henri participa ensuite à son développement avec tant d'efficacité que l'abbé Poivrel le fit entrer au conseil d'administration en 1926, il n'avait alors que 20 ans.
Durant toute la guerre, il assura contre vents et marées l'intendance de nos centres de vacances à Juilly, à Recloses, à Hermancia.
Dès sa jeunesse, Catherine s'active aussi au "Chantier", jusqu'à ce que le poids des ans l'en empêche. Adolescente, elle fit partie de la trentaine de « Petites sœurs » que l'abbé Poivrel envoyait à Hermancia du 30 juin au 14 juillet, sous la férule sévère de madame Lucien Laguette : elle découvrit ainsi le cadre merveilleux où elle aima revenir chaque année.
Dès vingt ans, elle montait sur scène rue de Bercy, en actrice talentueuse et elle s'occupait – entre autres– des enfants du patronage.
À Pâques 1950, elle épousait son cousin Henri. Un an plus tard naissait sa fille aînée, Janine puis, en 1955, une petite Catherine qu'on prit l'habitude d'appeler Cathy pour distinguer son prénom de celui de sa mère. En 1957 le berceau familial accueillait Hélène. Ces trois sœurs vinrent donc au Chantier dès leur plus jeune âge et aujourd'hui encore.
À Hermancia, dans ces années-là, les Belli logeaient dans la maison de madame Pomel, en face de la grille d'entrée de notre parc.
Ma mémoire revoit encore Catherine, suivie de ses fillettes, cheminer dans la Grande allée : un jour, par temps d'orage, un arbre fut déraciné par le vent et s'abattit juste derrière elles, provoquant plus de peur que de mal. Pendant que ses enfants s'ébattaient devant le Chalet, Catherine aimait discuter et jouer aux cartes avec celles qui resteront de ses meilleures amies : Colette Poinsenet, Andrée Pouly et Christiane Pierre.
Puis les trois sœurs grandirent et, suivant l'exemple de leurs parents, restèrent actives et dévouées au Chantier.
En octobre 1973, leur père succédait à Robert Mouquet comme Président de notre œuvre, cela à un moment crucial où, expropriée, elle devait quitter la rue de Bercy : Henri réussit à négocier son installation au quai de la Rapée, de même que l'achat du château des Ramières en 1963, dans la Drôme, pour la colonie d'été des petits, colonie que Cathy dirigea durant longtemps.
Jusqu'à son décès, en 1988, Henri porta haut les couleurs du "Chantier", avec le soutien de son épouse. Catherine, Henri et leurs filles, inséparables, formaient un tout : un des plus solides pilier du "Chantier".
À la fin de sa vie, obligée par la vieillesse de demeurer chez elle, Catherine se tenait informée de ce qui se passait dans l'OEuvre et elle lisait chaque ligne de notre journal.
Elle a maintenant rejoint le "Chantier du Ciel" où elle a retrouvé son mari, ses amies et les bâtisseurs de l'œuvre qu'elle a tant aimée et servie.
Catherine, vous allez nous manquer.
Sachez que nous partageons le chagrin de Janine et de Klaus, de Cathy et d'Hélène et de Jean-Luc, ainsi que de vos petits-enfants Edouard, Henri, Gabriel et Axel : nous prions Notre- Dame d'Hermancia pour qu'Elle les console.
Écoutons les paroles que prononçait l'abbé Poivrel lors du décès d'un aîné : « Ne pleurez pas, sa vie de droiture et de bonté a reçu sa récompense ».C'est certainement le cas de Catherine.

Claude Morand


               
       
       
       

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