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"SI MARC ROLLAND M'ETAIT CONTE"  Version imprimable

par NOS PEINES, le 02/07/2013


Marc, tu fus mon chef d'équipe et mon ami.

Nous aimions lire, ces derniers temps, tes souvenirs de jeunesse que tu écrivais pour notre journal.

Car, toute ta vie, tu fus l'un des piliers de notre œuvre où tu étais entré, en 1940, avec ton frère Michel. Tu avais alors 13 ans. L'année suivante, tu participais à

à ta première colo, à Juilly, en 1943 tu découvrais Hermancia.

Dès 1944, tu rédigeras pendant longtemps des histoires pour « Le coin des petits », rubrique appréciée de notre journal. Ces petits, tu les encadrais au patro, rue de Bercy, et aussi quand ils étaient adolescents.

L'année 1955 marque une étape pour le "Chantier" : son cinquantième anniversaire. À cette occasion, tu aides à "l'Exposition du travail" où l'on peut admirer une magnifique caravelle, modèle réduit que tu avais réalisé, car tu étais très habile de tes mains, d'où ta vocation pour le métier d'horloger.

J'allais parfois te porter mes montres, dans ton atelier du quartier des Arts-et-Métiers. Car, en dehors de ton métier, tu pratiquais aussi les Arts.

Pour le Cinquantenaire, tu avais ainsi monté une mémorable revue que tu avais intitulée : "Si le Chantier m'était conté" aidé de ta belle-famille Ménage, du jazz de Caramatti, des Chorus-Boys, et de bien d'autres dévouements.

Et puis, comme tu n'en avais pas, tu t'approprias une "petite sœur" du "Chantier". Je te vois encore, à Hermancia, chanter une sérénade sous la fenêtre d'Huguette, ta fiancée, au Chalet. (Cette image n'a jamais quitté ma mémoire.)

Vous vous êtes mariés en 1956, pour être heureux toute votre vie et avoir de beaux enfants que nous avons aimés.

Les horloges et tes obligations familiales ne t'ont jamais empêché de t'occuper fidèlement du "Chantier", aidé par ton épouse.

En 1979, tu fus élu président de l'Association des anciens (AAC) que tu servis durant 20 ans. Tu intégras aussi notre conseil d'administration.

Quand de grands malheurs t'ont accablé, la perte de ton frère, d'un enfant puis de ton épouse, tu ne t'es pas découragé car tu possédais, en plus de ta bonté, une force de caractère exceptionnelle.

Maintenant tu as rejoint le « Chantier du Ciel » que tu vas certainement animer, comme tu le faisais si bien sur terre.

Adieu, Marc, ou plutôt « Au revoir » ! Tu nous manques.

Claude Morand


               
       
       
       

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