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Jean Grignon  Version imprimable

par NOS PEINES, le 21/01/2013

Jean Grignon

Son inscription au "Chantier" date d'octobre 1953. A l'époque il y avait Daniel Barth, Alain Irsa, Gérard Masson, Xavier Chevillotte.

À cette époque, les colons ou animateurs jugés méritants dans leur comportement par l'Abbé, étaient honorés et se voyaient remettre une étoile d'or, d'argent ou de bronze. À Recloses, en 1957, ses camarades se nommaient Jean Legrand, Christian Couly, Pierre Hauvette, Gérard de Jaeger, Pierre Boucher, Alain Thomas… son chef de groupe était Pierre Maire et Philippe Lainé faisait partie de l'encadrement. Lui était colon dans l'équipe Saint Denis, et s'était vu remettre la médaille de bronze. Voilà ce que ses responsables disaient de lui : "Colon toujours souriant qui s'est fait remarquer par sa bonne tenue. L'ardeur aux jeux, l'exactitude au dortoir, l'entrain dans toutes les activités sont des qualités qui, en lui faisant attribuer cette distinction, lui font honneur ainsi qu'à ses parents".

Sa passion : les trains. Il en a fait son métier. Conducteur méritant il a été sélectionné pour faire partie des premiers conducteurs de TGV et nous avons eu plusieurs fois le bonheur de le savoir conduisant le train qui nous emmenait à la colo !

À sa retraite, prise de bonne heure, il s'est investi dans le "Chantier" et plus que son implication partout où il se sentait utile (le journal, le centenaire, les grandes animations, la sono de la Vente de charité, les travaux à Hermancia, …) il a été l'homme des archives photos de l'œuvre. Réorganisation totale de celles-ci, tri et numérisation de milliers et milliers de photos, réalisation du DVD du centenaire, réalisation des archives photos de chaque fête ou manifestation, actualisation des photos ornant les murs de notre maison, réalisation de montages photos …. Des heures d'un dévouement souvent méconnu et ô combien important pour garder la mémoire de la vie de l'œuvre.

Chrétien fidèle il était de toutes nos cérémonies, pèlerinages, réunions et assemblées dominicales.

Sa maladie, nous la connaissions. Elle ne datait pas d'aujourd'hui. Il la combattait courageusement. Nous essayions de lui apporter le soutien de notre amitié, le réconfort qu'il espérait mais le combat était inégal. C'est elle qui a gagné !

Nous transmettrons son souvenir aux générations suivantes en donnant son nom à la pièce consacrée aux archives photos.

Nous garderons dans nos cœurs le souvenir d'un Jean souriant, disponible, consciencieux, attentif aux autres, fidèle, qui a mis sa pierre dans la construction de l'œuvre. C'est à Notre Dame d'Hermancia qu'il a si souvent et de tout cœur prié que nous le confions ainsi que sa famille.

Jean-Jacques

Adieu l'Ami,

J'aurai préféré le salut habituel que je t'adressais, lorsque je te rencontrais dans les couloirs de notre Maison : « Salut mon p'tit Jean ». Tu ne l'as pas souhaité ainsi.

Tu es parti trop vite, tu avais encore plein de choses à faire dans le domaine de nos archives photographiques, domaine où tu te dévouais depuis de nombreuses années. Tes amis avec lesquels tu partageais cette passion l'écriront mieux que moi.

Le choc a été rude pour nous, l'équipe des travailleurs d'Hermancia, équipe que tu avais intégrée depuis plusieurs années et que tu rejoignais avec plaisir chaque année. Tu venais toujours par tes propres moyens, empruntant le train, puis le bus, et surtout le « Tram », pour finir à pied direction Hermancia.

Sorte de pèlerinage, sans doute, te rappelant les belles années passées et ce trajet effectué avec les copains de jadis.

Sitôt arrivé, tour de la propriété, notant ceci ou cela qu'il serait souhaitable de réparer. Bon chrétien, tu ne manquais jamais chaque jour, un arrêt devant Notre Dame d'Hermancia. Dès le lendemain, tu enfilais ton « bleu », prêt à accepter n'importe quel boulot, mais nous avions l'habitude de te réserver des travaux où ta méticulosité faisait merveille.

Je me souviens, il y a trois ans, du démontage, détartrage, remontage de chacun des robinets de la colonie ; ou l'année dernière des travaux d'électricité dans le dortoir René Merle.

Jean, tu vas nous manquer. Premier levé, tu ne manquais jamais de nous préparer le pain grillé, après avoir fait « ton tour ». Nous ne saurons plus si nous devons manger dehors ou dedans. J'adorai, lorsque l'apéro traînait un peu trop en longueur, le rappel discret que tu me glissais dans l'oreille. Premier couché, nous savions si la nuit avait été bonne au sourire que tu affichais le lendemain matin.

Au long de ces années, nous avions appris à mieux te connaître.

Tout d'abord le souci du travail bien fait. Notre maxime « on est bien, là ou l'on se dévoue » ne pouvait pas mieux s'appliquer à ta façon de « rendre ce que tu avais reçu ».

Ta discrétion, unique en son genre, mais quelques idées bien arrêtées que tu savais , à l'occasion, nous faire partager.

Sachant sourire et blaguer à maintes occasions.

Nous n'aurons pas le plaisir, cette année, à la Fête des Rois, de te voir passer parmi nous, distribuant les photos prises par surprise lors de nos diverses manifestations.

Jean, tu vas nous manquer, et l'on va s'apercevoir rapidement de ton départ, car ce sont les gens comme toi, très discrets ou trop discrets, dont on remarque l'absence.

Sois assuré que nos balades dans Hermancia nous rappellerons à ton bon souvenir, à quel endroit n'as-tu pas travaillé ?, toi qui était tant attaché à notre propriété.

Les personnes que nous avons appréciées, sont toujours présentes au fond de notre cœur, car elles y ont laissé le souvenir de doux et précieux moments de bonheur et d'amitié.

Alors…….. Adieu l'Ami, pardon… à Dieu Jean.

Alain Chmeleff


               
       
       
       

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