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Michèle Henon  Version imprimable

par Nos Peines, le 11/11/2012

Michèle Henon

Notre amie Michèle Hénon nous a quittés ce lundi 29 octobre au terme d'une lente agonie. Nous étions nombreux à l'entourer lors de ses obsèques célébrées à Combs-la-Ville.

Ce lundi 5 novembre, en l’église Saint Vincent de Combs-La-Ville, les nombreux amis de Michèle s’étaient rassemblés autour de sa famille. Leur présence manifestait la volonté de partager ensemble l’instant de dire À Dieu à celle que le Père avait appelée quelques jours auparavant.

Lors de son homélie le célébrant a pu, en quelques mots, dresser un aperçu de ses divers engagements. Il soulignait à ce propos combien le chant avait eu une part prépondérante dans la vie de Michèle.

En effet, à l’exception de ses activités professionnelles, les Trois Suisses d’abord puis la RATP où jusqu’à son départ en retraite elle fut responsable du secrétariat médical, l’existence de Michèle se trouve étroitement conditionnée par le chant et ses corollaires. Lauréate du conservatoire de Clichy en Classe d’Opéra Comique et d’Opérette et orientée par son Directeur Serge Clin, elle intègre en 1978 le Groupe Lyrique des PTT. Sous la houlette de Paul Cognet elle prend conscience que ses dons naturels ajoutés aux connaissances académiques ne sont pas des bagages suffisants. Elle rencontre alors Monique Cothenet, à ce moment répétitrice des chœurs du Groupe Lyrique. Avec elle commence une période de travail intense sur la voix, la prononciation, la connaissance et l’approfondissement du répertoire lyrique. Accueillie filialement par la famille Cothenet où elle devient « Noémie », cette solide et efficace collaboration se poursuivra durant toute sa carrière. Michèle en tirera beaucoup d’enseignements  et dira qu’au contact de Monique, elle a tout appris. Michèle assimile vite, Paul Cognet lui confie des rôles importants, elle chante Stella dans la Fille du Tambour Major, Rési dans Valses de Vienne, Mi dans le Pays du Sourire, Maria Luisa dans La belle De Cadix, Mimi dans La Route Fleurie, Nadia dans la Veuve Joyeuse. Elle fait quelques incursions à l’Aurore, groupe animé par la RATP. Sa collaboration avec le Groupe Lyrique s’achève en 1987. Elle est alors très sollicitée par les troupes  professionnelles et engagée fréquemment par  Michèle Herbé, Michel Dens et bien d’autres dans de grands théâtres régionaux. Toujours disponible et fidèle en amitié elle n’oublie jamais ceux qui l’ont épaulée à ses débuts et ne manque pas d’aider ses amis lorsqu’il s’agit d’intervenir ou de prêter des costumes. Son vestiaire commence en effet à être si envahissant qu’il empiète largement sur les pièces « à vivre » ; il ne cessera d’augmenter par la suite, intégrant décors et accessoires. Une nouvelle expérience lui est offerte en intégrant la troupe « Maschera et Bel Canto » dirigée par Monique Ritter. C’est, pour Michèle, une découverte enrichissante qui va au delà de son rôle d’interprète et lui permet d’aborder la mise en scène et de collaborer à l’élaboration des spectacles. Succédant à Monique Ritter au décès de cette dernière, elle prend en mains la destinée de la troupe, en restera la Présidente jusqu’à ce jour, et ce bien que les circonstances économiques aient considérablement réduit les activités de cette équipe.

"Le Chantier" devient en 1997 son port d’attache. Conviée par Pierre Lagisquet qui met en scène Véronique et lui confie le rôle d’Agathe Coquenard elle découvre l’esprit particulier de cette Maison qui l’accueille. Elle apprécie les valeurs portées par ce « Patro » bientôt centenaire et accepte, non sans appréhension, la proposition que lui fait Pierre de prendre en charge l’organisation des spectacles futurs. Elle consacre dès lors toute son énergie à mener chaque année le projet d’opérette ou de revue à son  terme.

Ce 5 novembre à l’instant où Michèle entre dans la lumière éternelle, nous avons tous une part dans son histoire.

"On n'a rien donné tant que l'on n'a pas tout donné". Comment pourrait-on mieux définir ce que fut la personnalité de Michèle… présente désormais dans nos mémoires.

Gilbert Vergely

J'ai repoussé tant que j'ai pu, me trouvant tous les jours une bonne excuse, remettant au lendemain ce moment où il me faudrait résumer ces 14 années passées à tes côtés. Michèle Hénon, en quelques lignes, comment dire... une utopie ! Il me vient tant de souvenirs...

1999 : la rencontre, un peu par hasard, genre "j'ai vu de la lumière", je suis entrée, amusée par le chahut des chœurs (toujours d'actualité) et surtout je suis restée. Pourquoi ? Parce qu'il ne t'a fallu que 10 minutes pour me convaincre que j'allais vivre une belle aventure à travers le chant, la danse, la comédie, et ... 5minutes pour me transformer en ... poulbot pour "La Route fleurie". Je venais de croiser l'ouragan Michèle, la messe était dite !

Ensuite, tu nous as embarqués pour Broadway et ses comédies musicales. Tu as même réussi à nous faire ramper sur la scène du "Chantier" déguisés en chats, c'était pas gagné (avec les chœurs on en parle encore et bonjour les fous rires !). Merci Michèle pour ces moments magiques.

Nous avons partagé les péripéties amoureuses de la "Princesse Czardas". Merci Michèle de la confiance que tu as bien voulu m'accorder en me confiant pour la première fois la chorégraphie.

Nous avons fait "le tour du monde en chantant", vécu avec "les Saltimbanques", sommes retournés vivre "4 jours à Paris", avons dansé la samba, valsé dans les salons du "Comte du Luxembourg". Merci Michèle, pour tous ces voyages, toutes ces aventures.

Pour le Centenaire de notre "Chantier" tu lui a offert ses "100 ans d'opérette". Merci Michèle pour ce beau cadeau. Nous avons dit "Merci à Mr. Lopez" pour ses magnifiques opérettes, fait la fête et dansé le cancan dans "La Vie Parisienne", imaginé des "Rêves viennois et des Amours Tziganes", parcouru notre pays et le public de s'exclamer "Ah, que la France est belle !". Comme il était heureux ce public. Merci Michèle pour avoir passé des heures à rechercher toutes ces vieilles partitions.

Petit arrêt en Espagne pour assister au mariage de "La Belle de Cadix" et retour sur notre "Route fleurie" puis tu es partie en "...vacances....lalalala".

Alors j'en profite et je te redis Merci pour tout l'amour que tu nous as donné à travers la musique.

Merci pour la confiance que tu nous as accordée.

Merci d'avoir été là lorsqu'il y avait des doutes; car soyons honnêtes nous ne vivons pas au "Pays des Bisounours" souvent répétitions riment avec grincements de dents, "pétage de plombs", coups de gueule.

Michèle perfectionniste : 1 pas à jardin, et 2 à couuur !

Michèle sur tous les fronts : décors, costumes (combien de dimanches passés dans ta cave à rechercher les plus beaux costumes à offrir aux chœurs), lumières, sono, programme.

Michèle : Madame Cent mille Volts!

Michèle pas rancunière : petits gâteaux, bisous, fous rires et on repartait...

Bon, il faut que j'arrête sinon il va falloir tout le journal !

Nous te l'avons promis, le spectacle continu, alors "Noémie", rendez-vous (ça c'est toi qui nous l'a promis) pour le beau spectacle que tu nous as laissé, tous tes amis ont répondus présents, et c'est en chantant que nous te dirons MERCI.
 
"Sans la musique la vie serait une erreur" - Nietzsche. (tu avais tout compris)

Lucie Reichel et tous tes amis de l'Artistique.


               
       
       
       

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