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Pascal Dardelle & Marie-Jo DEVELAY  Version imprimable

par NOS PEINES, le 26/03/2012

Pascal Dardelle & Marie-Jo DEVELAY
Marie-Jo DEVELAY

Pascal Dardelle

Nous apprenons le décès de Pascal Dardelle, le 5 Mars. Nous sommes de tout cœur avec sa maman, sa femme, son fils, sa sœur et toute la famille.

Marie-Jo DEVELAY

Maman était une femme discrète. Elle n'aimait pas se mettre en avant. Toute sa vie a été une vie de service. Au service de sa famille d'abord, mais surtout de son mari. Papa a toujours eu de multiples activités, surtout à la retraite. A l'heure où

Beaucoup pensent au repos, il a eu des responsabilités et des engagements nombreux à la Chambre Syndicale de la métallerie, à l'AFPA, aux compagnons, à l'éducation nationale, au "Chantier" bien sûr et j'en oublie... Mais tout cela n'a été possible que parce que maman était là, présente, disponible, le tirant, le poussant, l'aidant, le guidant, le portant, elle qui n'était tout de même pas très costaude, attendant parfois très tard que telle réunion ou tel conseil finisse.

Cette présence discrète, fidèle, souriante, a fait que beaucoup d'entre vous éprouvaient de la sympathie, de l'amitié, voire une certaine admiration pour elle. Vous nous en avez porté témoignage, votre présence aujourd'hui en si grand nombre est son plus bel hommage, nous vous en remercions.

Elle ne se considérait pas comme une sainte et ne l'était sans doute pas, mais ce n'était pas non plus par esprit de sacrifice qu'elle se dévouait mais c'était par amour, un amour de 55 ans.

Maman savait aussi être gaie, ses enfants et ses petits enfants avaient beaucoup d'importance pour elle. Elle aimait les voir, les gâter, jouer avec eux. Des petits gestes, peu de grands mots, mais beaucoup d'amour.

Maman était aussi une femme de courage. 3 cancers, c'est beaucoup mais à chaque fois, elle a tout pris sur elle, faisant en sorte que nous soyons le moins impliqués possible et que nous ne soyons pas inquiets.

Lors de son premier cancer, nous étions assez jeunes ma sœur, mon frère et moi et dans mon souvenir nous nous sommes à peine rendus compte qu'elle était malade. Maman et Papa ont gardé pour eux leur douleur, leur souffrance et leur combat.

Lors de son 2ème cancer, papa a du être hospitalisé un mois et il a dit à Maman "c'est plus possible j'arrête tout !"... et c'est elle qui l'a encouragé et poussé à continuer toutes ses activités.

Il y a quelques semaines nous apprenions que la maladie était revenue. Maman a une première alerte et est hospitalisée pour des problèmes respiratoires en urgence. Nous devions rejoindre le lendemain mon frère dans notre famille africaine. Maman nous a dit : "Cela ira, ne vous inquiétez pas, dites à tout le monde là-bas que tout va bien et surtout passez un bon moment". Toujours cette volonté de ne pas être un fardeau, de ne pas gêner, de nous protéger. Et elle a attendu notre retour pour nous quitter.

Maman était aussi une femme de foi, une foi inconditionnelle, solide mais tolérante et d'où elle est, elle doit se demander : "Mon Dieu, c'est pour moi tout ce monde !". Mais malheureusement aujourd'hui elle ne peut plus se glisser discrètement au coté de papa… comme d'habitude.

Adieu Maman, on t'aime.

Philippe Develay


               
       
       
       

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