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De fête en fête  Version imprimable

le 19/12/2010

Après la fête de Saint Nicolas, où nous avons pu accueillir sept nouveaux servants d’Autel, le 8 décembre dernier, nous avons eu la joie de fêter l’Immaculée Conception. La Bulle Ineffabilis Deus du Pape Pie IX, publiée le 8 décembre 1854, nous parle du Dogme de l’Immaculée Conception :

Au premier instant de sa conception, par la grâce et le privilège de Dieu tout-puissant, et en considération des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, la Vierge Marie fut préservée et exemptée de toute tache de faute originelle.

« C’est un mystère d’amour, nous dit René Laurentin: l’Amour divin qui, à la différence du nôtre, ne dépend pas de son objet, mais le crée, se déploie ici sans entrave. Au sein même du monde vieilli, il reprend la création à la source. Il fait de Marie la plus aimable, la plus attirante des créatures : celle où Dieu va pouvoir, sans compromission avec le péché, établir sa demeure. L’Immaculée Conception, c’est le triomphe de la seule grâce de Dieu. »

Comment ne pas prendre exemple sur Elle que nous invoquons, pour bien nous préparer à la Nativité de notre Seigneur Jésus-Christ. Nous nous trouvons en début d’année liturgique, et ce fait doit nous motiver pour prendre au sérieux notre engagement de chrétien au sein du « Chantier ». Nous sommes au service des enfants et des jeunes et n’oublions pas que le premier service que nous devons rendre est celui du témoignage de notre vie centrée sur la personne du Christ, comme ce fut le cas de la Sainte Vierge Marie. Témoignage et annonce sont les deux pôles de la nouvelle évangélisation à laquelle tout baptisé est appelé.

Ce témoignage et cette annonce ne seront réels que dans la mesure où nous avons à cœur de recevoir de manière régulière les sacrements, surtout celui de l’Eucharistie et celui de la réconciliation. Ces deux sacrements sont ceux qui nous permettent de nourrir notre âme. Sommes-nous en mesure de donner Celui que nous avons dans notre cœur, Jésus-Christ pour ne pas le nommer ? Nous ne pouvons pas donner ce que nous ne possédons pas. Nous ‘posséderons’ le Christ si nous le connaissons dans une vie de prière intense qui nous permettra de l’aimer d’avantage et ainsi le transmettre à ceux qui nous entourent. N’ayons donc pas peur d’ouvrir les portes de notre cœur au Christ. Ne craignons pas de répéter à la suite de Marie : « qu’il me soit fait selon ta volonté ».

Le sacrement de la réconciliation non seulement nous accorde le pardon de Dieu pour nos manquements et nos fautes, mais il nous fortifie de la grâce du sacrement pour ainsi rester fidèle à l’Amour véritable de Dieu. Cette fidélité est certes une lutte constante qu’a bien voulu mener la Sainte Vierge Marie répétant ainsi son fiat jour après jour. Combien de fois nous nous trouvons en prise avec nos passions, d’orgueil et de sensualité par manque d’assiduité au sacrement de la confession. Si nous sommes assidus à cette rencontre avec le Seigneur, nous expérimenterons cette paix que nul ne peut donner si ce n’est le Christ lui même et il nous sera plus facile de l’aimer en rejetant les tentations qui nous assaillent.

Nous prêtres, sommes appelés à transmettre le pardon de Dieu par ce sacrement. N’hésitez donc pas à nous solliciter pour que cette grâce que le Seigneur a déposée en nous ne soit pas vaine. Pour ceux qui le souhaitent, je serai à leur disposition entre le 20 et le 23 décembre.

Le pardon de Dieu reçu nous donnera donc de communier pleinement au Corps du Christ, recevant de lui les fruits de charité, de bonté et de douceur, dont notre « Chantier » a tant besoin.

Que la Sainte Vierge Marie nous aide à ouvrir entièrement notre cœur pour pouvoir fêter avec Elle la naissance de son Divin Fils. Bonne Fête de Noël à tous.

P. Hervé Peyrelongue, LC.


       

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