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Challenge Paris - Rando  Version imprimable

le 15/05/2019

Challenge Paris - Rando


Ce mercredi, le patronage a trouvé le temps idéal pour poursuivre son challenge. Cette fois, à travers le Bois de Vincennes, avec pour mission de suivre exactement une piste tracée sur trois chemins balisés différemment alors que le bois est traversé par de nombreux sentiers qui emmènent les promeneurs dans toutes les directions.

Au Château de Vincennes, nous sommes répartis en cinq groupes de six enfants, chacun encadré par un animateur, Hélène et Cathy se trouvant sur le parcours, pour, en cas de besoin, nous remettre sur le bon chemin.

Nous partons toutes les dix minutes, dans un sens pour trois groupes et dans l'autre pour deux groupes afin que chacun puisse trouver librement la bonne piste.

C'est ainsi que notre groupe part en contournant le Fort Neuf, qui dans la verdure, est difficilement décelable mais nous en verrons quand même les grands fossés.

LE FORT NEUF
Avant l'invention de l'aviation au début du siècle dernier, de nombreuses villes, pour se protéger, étaient ceinturées d'une épaisse et haute muraille, le plus souvent précédée de forts. Telle était la configuration de l'enceinte dite de Thiers (Président du Conseil du roi Louis Philippe).

Edifiées au milieu du 19ème siècle, rasées en 1920, les "Fortifs" comme disaient les Parisiens, étaient précédées à cinq kilomètres de Paris d'une enceinte de seize forts. Celui de Vincennes, appelé le Fort Neuf, et le château de Vincennes constituaient ensemble de Fort de Vincennes.

Le Fort Neuf, dont l'aspect est fort différent de celui de l'ancienne résidence royale, est strictement réservé à l'armée : il abrite le 1er régiment du train, un service de santé, …

Avant que le service national ne soit aboli, les jeunes garçons y passaient également leurs "trois jours". À présent, les jeunes garçons et filles y effectuent leur "journée de défense et de citoyenneté".

Les balises posées par les animatrices nous permettent d'arriver au lac des minimes et nous confirment que nous sommes sur le bon chemin 

LE LAC DES MINIMES

Le lac des Minimes est un étang artificiel du bois de Vincennes situé à l'emplacement d'une ancienne abbaye, lieu monastique fondé en 1164 par les frères de Grammont et qui porte le nom d'un ordre monastique, les Minimes (en latin Ordo Minimorum, c’est-à-dire "les tout petits"). 

Ce lac a une superficie de 6 hectares et possède trois îles : l'île de la Porte-Jaune, l'île Nord, l'île Sud. Seule la première, accessible par un pont, est ouverte au public. Elle comprend un grand chalet construit sous Napoléon III qui accueille des réceptions (séminaires, mariages...). Les deux autres, très boisées, sont interdites d'accès : zone de faune et de flore sauvages.

La partie occidentale du lac ressemble à un fleuve, la partie orientale à une rivière encaissée et cernée d'épaisses frondaisons où se jettent de petites cascades. 

Deux pavillons néo-Louis XIII entourés d'un jardin à l'anglaise se trouvent à l'ouest du lac. 

Ce vaste lac artificiel en forme de croissant est très apprécié des amateurs de canotage ainsi que des pêcheurs à la ligne (brochets, sandres, perches, …)
 
Avant 1974 le lac était alimenté par les eaux de la Marne. Depuis 1974, à la suite de l'ouverture de l'autoroute A4 qui condamna la station sur la Marne, l'eau du système hydraulique du bois est pompée dans la Seine par l'usine du pont d'Austerlitz, puis ramenée au lac de Gravelle et rejoint par gravitation le lac des Minimes par la rivière artificielle de Joinville.

Un chêne plus que centenaire nous permettra de tourner, après avoir deviné dans le bois un totem sculpté sur un arbre mort. De là nous devons contourner le jardin tropical René Dumont.

Aux deux extrémités du bois, le palais de la Porte Dorée à l'ouest et le jardin tropical à l'est racontent l'histoire coloniale de la France. Que ce passé à présent revisité, se retrouve décrypté dans un bâtiment c'est assez traditionnel, mais dans un jardin, cela l'est beaucoup moins.

LE JARDIN D'AGRONOMIE TROPICALE

Ce jardin tropical est situé tout à l'est du bois de Vincennes, à la lisière de Nogent-sur-Marne, L'unique accès se fait par le côté sud-est, sur l'avenue de la Belle-Gabrielle. 

Ce jardin était à l'origine un espace consacré à l'étude des espèces tropicales. Lors de l'exposition coloniale de 1907, il parut évident qu'il était adapté à l'édification d'un village, ou plus exactement de plusieurs villages, comprenant habitations, culture, bâtiments religieux, reproduisant dans une savante scénographie la vie de ces territoires fort éloignés de la Mère Patrie. Incrédibilité, racisme sous-jacent ? Le succès fut cependant au rendez-vous.

Quelques années plus tard, lors de la Première Guerre mondiale, le jardin et ses bâtiments furent transformés en hôpital militaire. Comme l'armée comptait dans ses rangs des musulmans, une mosquée y fut implantée, avant que ne soit construite celle de Paris.

Une balade dans ce lieu souvent tranquille permet de découvrir son originalité et les quelques pavillons ayant surmonté les outrages du temps
 
Une fois passées les trois arches de la haute porte chinoise, l'espace à droite évoque l'Indochine française avec les ponts des Najas et Tonkinois, la vaste pagode restaurée, l'esplanade à l'urne funéraire d'Annan et les monuments honorant la mémoire des troupes coloniales indochinoises. 
 
Les colonies françaises d'Afrique ne sont pas oubliées. Si les pavillons du Congo et de Madagascar ont disparu, restent ceux du Maroc et de la Tunisie, ainsi que des serres du Dahomey. Un monument aux soldats noirs et un monument aux troupes coloniales rappellent le sacrifice de cette France éloignée de la métropole.
 
Ce jardin paisible et agréable est en plus très pédagogique avec ses nombreux panneaux explicatifs, notamment ceux apposés le long du bâtiment de la bibliothèque historique, riche en documents (affiches, ouvrages thématiques revues de presses, …) et ouverte au public.

À l'entrée de ce jardin nous croisons un des deux groupes qui fait le parcours en sens opposé. Eux, visiteront le jardin pendant que nous continuons jusqu'à l'avenue de Nogent, que nous traversons. Nous croisons une troupe de cavaliers et leurs montures se dirigeant vers les allées qui leur sont réservées avant d'arriver au monument à la gloire de Beethoven.

Curieuse réalisation. Ce socle réalisé en 1914 par le sculpteur José de Charmoy, mort à la guerre, restera à jamais orphelin de sa statue. Initialement installé à Paris dans le square du Ranelagh, le socle fut exilé dans le Bois de Vincennes.
 
Pour finir, nous sommes au milieu de vastes praires qui permettent aux chiens, laissés en liberté, de s'ébattre. Les abords du Château nous permettront de prendre notre goûter et ensuite de rentrer, cette fois juste pour 18 heures au "Chantier".
Bonne participation de tous, qui vont être autorisés à continuer le challenge Paris Rando.

Bernard Bérardet

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