Vous êtes ici : AccueilL'AssociationL'édito

Fête des mères  Version imprimable

le 27/05/2018


Le dernier dimanche de mai nous fêtons nos mamans. Notre monde moderne a fait beaucoup de progrès depuis son institution pendant la seconde guerre mondiale, nous fêtons maintenant la saint Valentin, nos grands-mères, nos pères, Halloween, … pour le plus grand bonheur des récipiendaires … et des commerçants.

Vous me permettrez pourtant de donner la priorité à nos mamans. Il ne devrait pas y avoir besoin de Fête des Mères pour qu'un enfant, même devenu homme, dise à sa mère : "Maman, je t'aime !". On le dit et le répète à l'envi et à l'excès à "l'amour de sa vie" quitte à ce que les chemins de chacun divergent quelques années plus tard mais on ne peut pas changer de maman. Pour l'avoir vécu et entendu de la part d'adultes sur leur lit de souffrance ou d'agonie qui réclament une maman, leur maman, que l'on sait la seule capable d'apaiser leurs souffrances et ce même si elle n'est plus là !   

Si l'époque du cadeau utile (vantée par Moulinex, Brandt, Seb et autres confrères) a heureusement fait place au cadeau bonheur (parfums, bijoux, …) il y aura toujours, j'espère, ces colliers de pâtes, collages, pâtes à sel, confectionnés par un cœur d'enfant qui a guidé une main malhabile et que seule une maman sait apprécier à sa juste valeur.

L'amour à nos mamans a inspiré tant de poètes ! "Maman la plus belle du monde", "Les roses blanches"  … C'était bien sûr une autre époque, une autre mode. Les paroles étaient mélo, attiraient une larme au coin de l'œil et aujourd'hui on les trouve démodées. Elles traduisaient pourtant des sentiments simples, naturels, vrais : l'amour maternel, l'amour filial. 

Pour garder des relations nos anciens se sont "mis à l'ordinateur" et nous louons les mérites des mails, des messages, de l'application "machin" qui permet de se parler par-delà les mers et les frontières. Oui, nos anciens préfèrent se battre avec un ordinateur que de ne plus entendre ou voir un enfant, leur enfant, happé par le tourbillon de la vie !

Allons-nous devenirs des robots avec un cœur électronique ? J'espère que non car une maman, ce n'est jamais démodée, une maman c'est un dévouement inépuisable, une maman c'est un cœur qui souffre en silence quand nous ne les rendons pas fières de nous, ce sont des mains qui nous mettent debout et nous poussent en avant à chaque fois que nous retombons sur nos fesses, ce sont de douces mains qui nous étalent des kilo de pommade ou de Vicks-Vaporub, c'est une épaule qui recueille nos pleurs d'enfants, c'est une oreille qui écoute nos mauvais mensonges qui ne trompent que nous, c'est un combat contre les adversités de la vie, pour notre vie. Oserai-je dire que nous leur devons 20 ans de notre vie et ce, même si nous ne voulons pas le reconnaître !

Comme moi vous connaissez ces mamans âgées qui attendent, espèrent toute la journée, dans un petit appartement ou une chambre de maison de retraite un tout petit geste d'affection, un tout petit coup de téléphone qui ne viendra pas où qui ne viendra plus. Alors nous qui avons le bonheur d'avoir encore nos mamans près de nous, une simple rose, un mot doux, une attention, un baiser sur un front ridé vaudront tous les cadeaux du monde car ce sera un cœur à cœur qui saura dire "merci maman, je t'aime".


Emmanuel Marfoglia, Président du "Chantier" 
Jean-Jacques Verniest, chargé de mission


       

0 commentaire

Nom :
Texte du commentaire :
Recopiez ces lettres :
(Sécurité anti-spam)